lundi 19 septembre 2011

Le Musée de la Ville

Ce fût notre dernière visite grâce à notre pass' Nature & Culture car le Musée de l'Histoire Maritime est fermé jusqu'à nouvel ordre. Pour notre 6ème entrée, nous aurons le choix de retourner au Musée de la Ville ou au Parc zoologique et forestier, la deuxième option nous tentant plus.

Si la visite du Musée de la Ville n'a pas été une de nos premières destinations, il n'en est pas moins que nous avons, malgré les réticences du départ, passé un agréable moment dans les locaux de l'ancien Hôtel de Ville qui a abrité auparavant une banque.



Guidé à travers les salles par un audio guide, nous parcourons les époques et l'histoire de Nouméa et de la Nouvelle-Calédonie depuis 1853.


Si l'on sait que la Nouvelle-Calédonie est une terre de bagne, le plus marquant reste la colonisation de ce peuple "indigène". Les tribus ont été délimitées avec restriction de circuler librement, leurs terres volées et les hommes exhibés comme des curiosités, ou comme des bêtes sauvages en laisse ou en cage, lors de l'Exposition universelle de Paris en 1900. A cela, la promesse de retrouver leur identité s'ils se portaient volontaires pour combattre aux côtés de la France lors de la Première Guerre Mondiale mais la plupart ne reverront jamais leur pays et pour les autres, ils retrouveront leur place d'avant, toute illusion envolée. Il faut rappeler que le Code de l'indigénat est resté en vigueur jusqu'à ce que la colonie devienne un territoire d'Outre-mer en 1946.



Mais l'histoire de la Calédonie, c'est aussi le peuple asiatique, comme main d'oeuvre pas chère, que le Gouvernement français a incité à venir pour peupler la colonie en échange de belles promesses de fortune. Malgré la chute économique, beaucoup d'entre eux sont restés sur le territoire pour se faire ensuite déporter pendant la Seconde Guerre Mondiale.


L'arrivée des américains apportent un élan de modernité, le Caillou devient une énorme base pour l'armée américaine dans la bataille du Pacifique. Les marais sont remblayés, la ville s'étend et se construit : bâtiments, aérodromes, routes). Les hommes s'engagent dans Le Bataillon mixte du Pacifique aux côtés des alliés.


Après la guerre, le pays connaît un boom minier (le nickel : or vert) qui enflamme à nouveau l'économie qui durera jusqu'en 1972.



Depuis la revendication indépendantiste se fait sentir, le peuple kanak tente de retrouver sa culture, son identité et sa place à travers des actions pas toujours pacifiste. Le destin commun de la Calédonie est-il vraiment possible ? En 2014, un référendum posera la question de l'indépendance ou du maintien de ce territoire au sein de la République française, en attendant les deux drapeaux flottent côte à côte et la population cohabite.




samedi 17 septembre 2011

Nouméa au coeur des Jeux

Du 26 août au 10 septembre, les Jeux du Pacifique ont investit la Nouvelle Calédonie. Tout comme les Jeux Olympiques, cet évènement a lieu tous les 4 ans. A cette occasion, la place des Cocotiers et le quai Ferry ont accueilli les différentes communautés qui participaient à travers des stands où gastronomie, musique, danse et artisanat nous emmenaient, le temps d'une promenade, à travers les îles du Pacifique.








Danses guerrières (Wallis-et-Futuna)

samedi 20 août 2011

Week-end au vert

Le week-end dernier a été l'occasion de retourner au Ouen Toro qui culmine à un peu plus de 400 mètres. Il est l'un des 7 monts qui domine Nouméa et qui nous offre à chaque fois une vue magnifique.


Cette fois-ci, nous avons préféré emprunter le sentier pour profiter pleinement de la balade alors que la dernière fois nous étions seulement allé voir le sommet aménagé où deux canons australiens datant de la Seconde Guerre Mondiale surplomblent la vallée.

 

Le 15 août, férié également en Nouvelle-Calédonie, nous sommes retournés dans le Sud où nous n'avions fait qu'un bref passage le week-end précédent pour aller voir les baleines. Cette fois, pour visiter la réserve naturelle des chutes de la Madeleine car le parc de la rivière bleue est malheureusement fermé le lundi.

La rivière bleue
Les chutes sont facilement accessibles et c'est très impressionnant de s'en approcher.

 

La réserve offre une bonne balade à tel point que l'on arrive même, en sortant des sentiers battus, à s'égarer un peu, mais au détour d'un chemin, on aperçoit une pancarte qui nous remet dans la bonne direction et nous voici de retour à la voiture au bout d'une bonne heure et demie.


 

La route qui y mène, en direction de Yaté, offre déjà de splendides paysages et nous avons ainsi pu boucler le tour du Sud en revenant par la route de Prony. Nous avons pu ainsi découvrir l'ancienne mine de fer de Goro, désaffectée, qui peut laisser un gout amer à un tel gâchis d'avoir abandonné cela tel quel ici et un peu plus loin une impressionnante cascade d'où la vue sur la baie, une fois en haut, est encore éblouissante.
Cascade de Wadiana



Tata-bisous